Pour une deuxième fois, j’ai participé à Recycl’Art qui en 2026 a pour thème Résonances futures. Ici, la création se répercute sur l’avenir en donnant une nouvelle vie aux objets qui nous entourent. Plus que jamais, la récupération est pertinente.

D’environ trois mètres de hauteur, Ramure de recyclures est ma première sculpture debout réalisée seule. J’ai d’abord été séduite par les tiges de suspension de plafond qui m’ont suggéré l’idée d’un arbre ou d’un bouquet. Ensuite, les gaines tissées en fil métallique m’ont semblé l’habillage parfait pour ces tiges. Pour finir, tous les objets embrochables et imperméables que j’ai trouvés dans la maison et mon atelier ont décidé du coloris très joyeux de cette oeuvre.

J’ai du apprendre à bâtir une structure (pneu, ciment et pôle métallique) et à choisir du matériel (plastiques, emballages, bigoudis) qui résisteraient aux intempéries pendant deux mois. En travaillant, je me suis rendue compte que c’est dans la création que j’échappe à l’algorithme et que j’habite ce monde, et j’ai voulu créé une sculpture joyeuse et estivale.

Une magnifique vidéo d’Élise Milot qui révèle tous les détails de la sculpture.

A wonderful video by Elise Milot that reveals the details of the sculpture.

I participated for a second time to Recycl’Art Gatineau in 2026 whose theme was Future resonances. Here, creation is part of the future in that it gives renewed life and purpose to the objects that surround us. More than ever, reusing is pertinent.

About three meters in height, Ramure de recyclures is the first standing sculpture I have made alone. I was first taken in by the ceiling suspension rods that I thought would make a good tree or bouquet. Then the metallic mesh metal tubing seemed the perfect sleeve for these rods. Finally, all objects impermeable and “skewerable” in the house and workshop decided of the colourful outcome of this piece.

I had to learn how to build a structure (tire, cement, metal pole) and to work with materials (plastics, hair rollers, packaging) that would hold up outside for two months. While working, I realized that it is by creating that I escape the algorithm and that I inhabit this world, and I wanted to put into it a summery and festive sculpture.